Madeleines
La madeleine est une spĂ©cialitĂ© pâtissière lorraine inventĂ©e au 18ème siècle qui s’est prolongĂ©e jusqu’Ă nos jours.
C’est la ville de Commercy qui est le berceau de la madeleine inventĂ©e dans les cuisines du château du Roi Stanislas. Commercy Ă©tait la citĂ© des “Plaisirs royaux” de Stanislas qui aimait y venir pour la chasse et pour y recevoir ses invitĂ©s. Et pour satisfaire la gourmandise de leur maĂ®tre, les cuisiniers de Stanislas rivalisaient d’imagination et crĂ©er de nouvelles recettes.
Des cuisines ducales, la madeleine est passe aux salons de Versailles. Marie Leszczynska, fille de Stanislas, Reine de France, la faisait servir Ă ses hĂ´tes.
Après la mort de Stanislas en 1766, un de ses pâtissiers s’est installĂ© Ă son compte Ă Commercy avec les secrets de la madeleine. Pour certains, il s’agit de PantalĂ©on ColombĂ©, ancĂŞtre d’une famille d’aubergistes, de pâtissiers et de boulangers qui se transmettraient le secret entre eux. Cependant, peu Ă peu, le secret de ce gâteau dĂ©licieux a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© et le nombre de madeleiniers s’est notablement accru.
Le 26 juillet 1852, Louis NapolĂ©on a inaugurĂ© la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg. A Commercy, après les discours d’usage, la suite impĂ©riale a rejoint le nouvel “hĂ´tel de Paris” pour une petite collation oĂą trĂ´naient les madeleines produites par le pâtissier de la maison.
Ce train a permis Ă une jeune commercienne, Anne Marie Caussin, de rejoindre la capitale. Elle deviendrait Madame de Cassin avant d’Ă©pouser le Marquis de Carcano. Coqueluche du Tout-Paris, elle tenait salon dans son hĂ´tel particulier oĂą elle faisait servir les madeleines ramenĂ©es pour elle chaque soir par le dernier train venu de Commercy.
Stanislas, Marie Leszczynska, NapolĂ©on III, la marquise de Carcano, si la madeleine leur doit une grande part de sa notoriĂ©tĂ©, les madeleiniers ont su aussi faire preuve d’imagination pour promouvoir leur production. Le conditionnement par douzaine, les boites en sapin des Vosges, puis en hĂŞtre, ont contribuĂ© Ă façonner l’image de la madeleine. Et puis il y eut l’idĂ©e de gĂ©nie. Le 13 octobre 1874, un arrĂŞtĂ© prĂ©fectoral autorise la vente des madeleines sur le quai de la gare.
Depuis la fin du XIXe siècle, jusqu’Ă la veille de la Seconde Guerre mondiale, les voyageurs du chemin de fer qui passaient par Commercy se pressaient aux portières des wagons, afin de contempler le spectacle insolite des vendeuses de madeleines portant de grands paniers d’osier aux marques bien apparentes et qui circulaient au milieu de la foule en gare de Commercy, en criant aussi fort qu’elles pouvaient le nom de la fabrique qu’elles reprĂ©sentaient. Ce spectacle très attendu, colorĂ© et bruyant Ă©tait unique sur l’ensemble du rĂ©seau ferrĂ© français.
De nos jours, la madeleine est un symbole de convivialité. Elle est toujours appréciée par les petits et par les grands !
En voici la recette :
Ingrédients (pour 30 madeleines)
225 g de farine
175 g de sucre
100 g de beurre
1 sachet de levure chimique
4 œufs
1 citron
1 pincée de sel

Préparation
1.Dans une terrine, battre ensemble les Ĺ“ufs et le sucre jusqu’Ă ce que ce dernier soit entièrement fondu.
2.Ajouter la farine et la levure tamisée ensemble, le zeste râpé du citron, le sel et à la fin le beurre fondu.
3.Beurrer avec un pinceau les plaques de moules Ă madeleine, les saupoudrer de farine.
4.Remplir chaque moule au 3/4. Laisser reposer 20 minutes.
5.Pendant ce temps, pré-chauffer le four à 200°C.
6.Enfourner et faire cuire 8 minutes environ.











